21.09.2011

I want my monney back

« I want my money back »

 

Le flouze, l’artiche, le pèze, ou est passé le blé, l’oseille, la braise, le fric, mais où est le pognon, où sont les picaillons, « Ma cassette on à volé ma cassette !!! »…..

 

Ah! la douzaine prodigieuse du règne de Chirac, avec son cortège de traders époustouflants, son chômage en retrait, sa dette anecdotique, la réussite comme seule foi, le dessein de chacun inscrit au compte en banque !

La religion du temps s’appelait Rolex. Le chômage restait dans la norme de la paix sociale, la croissance gonflait les poches des déjà plus riches en laissant ce qu’il fallait de miettes au plus pauvres pour qu’il n’y voient que du feu.

 

Dans la Fensch vallée, « le nom des patelins se termine par ange… Ici pour trouver l’Eldorado, il faut une schooteuse ou un marteau ». Ce qui n’a pas empêché tous ces braves gens de croire aux « travailler plus pour gagner plus », aux « je ne vous laisserai pas tomber » et autres fables dont nous abreuvent les professionnels de la profession, et surtout « le Président du pouvoir d’achat »

 

Et le fric dans tout ça ? Lui il obéit au principe de Lavoisier comme la pomme à la loi de Newton.

Le flouze ne s’est pas envolé, il s’est simplement agrégé autour du pèze des nantis. Le fric à rejoint les cieux cléments des comptes anonymes et déserté les affres de l’investissement productif si « as been ».

La seule croissance qui s’est bien portée durant les quatre premières années du quinquennat Sarkozien est celle du déficit. Près de 50% d’augmentation, de 1000 à 1500 milliards d’Euros.

 

Qu’attendre de notre classe politique ? Un discours enfin débarrassé des scories du politiquement correct. Qu’ils disent enfin que le développement de services aux citoyens ne se fera pas avec le peu de pognon qu’il leur reste, mais avec celui qu’ils reprendront aux gâtés du quinquennat.

Le pèze est dans certaines poches, niché à l’abri des fluctuations, cajolé grâce à la vigilance d’un homme, à son acharnement.

Que les nantis se rassurent, on ne leur coupera pas la main pour récupérer la Rolex, on taxera à 90% les revenus supérieurs à 150 000 Euros par an.

 

Les prochaines échéances électorales nous étourdissent déjà de leurs discours cent fois entendus. De la petite musique lancinante des promesses « amuse gogos », des slogans soporifiques, des éternelles images hypnotiques de petit village à clocher, de campagne paisible et d’enfant au berceau, propres à faire croire et espérer des lendemains apaisés à musique sirupeuse.

 

A la génération qui vient, malgré notre imprévoyance, nos lâchetés et notre frilosité, nous pouvons montrer un chemin sur lequel ils s’assumeront. Quand ils entreront dans la carrière et que nous en sortiront, qu’ils y trouveront notre poussière et la trace de nos vertus, le chemin dont ils se démerderont. Car le chemin qu’ils devront faire sans avoir à payer nos erreurs ou à assumer notre égoïsme et notre incurie, sera celui de la fraternité et de la solidarité, se sera pour eux la seule possibilité de survie. Ils nous oublieront bien vite, espérons le, à moins qu’ils ne nous en veuillent. Quant à nous, nous ne pourrons que nous battre la coulpe de n’avoir pas su couper quelques têtes, ou au moins équarrir l’insolence de certains, et faire enfin confiance à nous même, le Peuple.